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AGIA TRIADA - AgiaV TriadaV

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Evaluation : ***

Remarque : Chouette site archéologique avec une vieille église possédant quelques vestiges de fresques. L’église d’Agia Triada ne vout pas spécialement le détour.

 

(c) Grecomania

 

Important site archéologique du centre de la Crète dont le nom minoen reste inconnu. Le nom actuel du village voisin d'Agia Triada détruit par les Turcs. On y voit les ruines de la villa royale avec d’intéressantes canalisations d'eau toujours utilisées aujourd'hui. Situé sur une colline, il constitue l'un des monuments les plus importants de l'architecture minoenne avec de riches trouvailles. On y a également de beaux points de vue. Les premières fouilles ont été réalisées au début du XXe s. par l'école italienne et ont mené à de nombreuses découvertes dont de nombreux excellents exemples d'art céramique, une importante archive de signes linéaires B, des exemples de sculpture sur pierre, trois vases en pierre avec reliefs... mais surtout une effigie en argile de la déesse minoenne dans un berceau et un sarcophage.

 

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Les vestiges du site et les tombes prouvent l’occupation du lieu dès le IIIe millénaire av. JC. En 2600-1700, lors de l'apogée du premier palais de Faistos, seul un petit bâtiment est érigé dans la région de la villa royale. Le petit palais (villa royale) a été construit vers 1600 av. JC peut-être sur les ruines d’un village. Censé avoir servi de résidence d'été au roi de Faistos, il était relié au palais principal par une route pavée. Ce petit palais se compose de deux ailes s'étendant l’une vers le nord, l'autre vers l'ouest, entourant une cour. Bien qu'elle n'ait pas les dimensions des palais de Knossos et de Phaistos, elle présente toutes les caractéristiques typiques de l'architecture palatiale minoenne, comprenant des salles avec polythyres (cloisons à piliers et portes), des puits de lumière, des sanctuaires, des magasins, des dépôts, des ateliers, des escaliers, des portiques, des terrasses et des balcons, des rues et des cours pavées de dalles. Le complexe se caractérise par une grâce particulière et une décoration impressionnante. Les murs étaient recouverts de dalles de plâtre et décorés de fresques, dépassant en nombre les fresques de toute la Crète minoenne.

Dans la partie nord-ouest se trouvaient les quartiers d'habitation dont les sols étaient recouverts de mortier rouge. Le hall central est relié, par deux portiques, à une cour péristyle et à une lucarne au nord. Il y a ensuite une pièce avec un bureau et une autre plus petite avec un pied en albâtre ayant pu servir de lit. Dans la zone nord-est de la porte multiple, furent découvertes les archives avec de nombreux sceaux en argile, tandis qu'à côté se trouve une pièce aux peintures murales représentant des lys et des chats sauvages. Dans les environs, 9 talents en bronze ont été trouvés, élément qui a donné le nom à cette pièce de trésor.

Dans l'aile nord se trouve une série de réserves avec d'immenses jarres, un cellier au pesso central et une salle officielle longue et étroite s'ouvrant à l'est avec une porte multiple et une lucarne. Plus à l'est se trouve un escalier. Derrière lui se trouve un portique avec cinq pessos et au nord-est de celui-ci s'étend le marché allongé de la période archaïque. Sur son côté oriental, il y avait une rangée de piliers et de colonnes et devant eux huit pièces avec de grandes jarres en argile. À l’est des entrepôts se trouvaient des appartements luxueux dotés de nombreuses portes et lucarnes ainsi que des lieux de culte sacrés dotés d’un bureau. Après la destruction de la villa, les sanctuaires furent étendus sur les ruines des zones restantes.

Dans la partie sud, de construction très simple, une série de pièces faisaient face à un long couloir étroit, et servaient probablement de zone technique, magasins ou quartiers des domestiques.

Un escalier menait à l'étage supérieur et, sur la façade ouest, ont été conservés les vestiges d'une route en escalier, nommée par les fouilleurs la rampe de la mer.

Après la destruction des palais en 1450 av. JC, seul un petit « mégaron » de type « mycénien » fut construit sur la partie nord de la villa. Il existe des preuves qu'à l'époque géométrique (VIIIe s. av. JC), le site avait une fonction religieuse.

À l'époque hellénistique (IVe-Ier s. av. JC), le sanctuaire de Zeus Velchanos fut fondé et bien plus tard, pendant l'occupation vénitienne, la zone de la cour fut occupée par l'église d'Agios Georgios Galatas (XIVe s.).

 

Une autre découverte importante dans la région sont les ruines de la nécropole d'Agia Triada. De nombreuses tombes (tholos minoens) y ont été creusées durant les IIIe et IIe millénaires av. JC. C’est à cet endroit qu’a été trouvé le célèbre sarcophage d'Agia Triada.

 

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L’église à deux nefs d'Agia Triada (XIVe s.) est située près du site archéologique et était l’église principale d'un village existant à cet endroit à l'époque vénitienne.

 

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L'église byzantine d'Agios Georgios Galatas (1302) est une petite église voûtée d'une seule pièce située à l'intérieur du site archéologique. Elle possède de belles fresques endommagées du XIVe siècle. Des parties de l'iconostase en pierre d'origine sont conservées. Sa porte est très joliment sculptée. Dans le mur nord, à l'extérieur de l'église, se trouve une tombe avec un relief symbolisant l'Empire Byzantin (l'aigle à deux têtes) et la date 1581. On trouve une seconde tombe de l'époque vénitienne avec un arc, connu sous le nom d'arcosolia. Le site était le cimetière de la colonie abandonnée d'Agia Triada. L'église célèbre le 23 avril, jour de la Saint Georges.